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Mesdames, Messieurs, je reviens cette fois pour aborder avec vous un sujet qui est et sera toujours une vertu clé de tout homme digne de ce nom : la ponctualité. D’autant plus que le retard n’a jamais été aussi normalisé voir recherché qu’à notre époque. Il est devenu quasiment acceptable d’arriver en retard à nos réunions, aux évènements mondains où nous sommes invités et même parfois à des rendez-vous dont nous sommes les instigateurs (genre la sortie d’un épisode de podcast pour le mois de juin) ou la célébration d’un anniversaire le lendemain de ladite date. La ponctualité, autrefois qualité que l’on n’observait que chez les hommes à succès, est aujourd’hui dépréciée, abaissée et parfois même raillée. En écrivant cet article, je pensais à un ami, qui un jour me demandait à la suite d’un énième rendez vous durant lequel la plupart des personnes attendues étaient arrivées en retard hormis lui, (je dois tout de même vous avouer que moi aussi j’étais arrivé en retard ce jour-là ….personne n’est parfait.) pourquoi nous n’arrivions pas à être à l’heure. Je n’avais pas pu répondre à cette question ce jour là…, je n’ai d’ailleurs toujours pas de réponses à cette question.

L'utilité est la qualité propre de l'outil. Elle est en puissance quand ce dernier est rangé sur l'étagère et en acte quand il est entre les mains de l'artisan, qui s'en sert de manière appropriée pour réaliser son oeuvre. L'outil a d'ailleurs son utilité propre: le tournevis est utile pour visser ou dévisser mais pas pour enfoncer un clou. Appliquer l'idée d'utilité à la personne conduit, d'une certaine manière, à la comparer à un "outil"... d'un genre très particulier puisqu'il se construit sans cesse et qu'il, à l'inverse du marteau, a besoin de reconnaissance et se demande régulièrement pour quoi il est fait et à quoi il sert.

Je me sens utile quand j'ai conscience de faire quelque chose que quelqu'un va regarder, lire, utiliser, transformer, exploiter, consommer. Ce sentiment est absolument nécessaire pour être heureux, même si le travail est rude, le fait de se savoir utile aide à aimer le travail que l'on fait quand on ne fait pas le travail que l'on aime. 
C'est un sentiment indispensable à notre bonheur, et cela quel que soit notre activité. Du métier de chirurgien à celui du technicien de surface, du métier de chercheur à celui du manoeuvre, du métier de dirigeant au travail du jeune stagiaire, tout métier mérite le respect. Me sentir utile, c'est palper du doigt l'importance et l'efficacité de mon rôle dans le projet qui m'occupe et réaliser que quelqu'un a besoin de moi. L'utilité maximum se ressent quand je me rends compte que je fais du bien à l'autre en lui facilitant la vie, en le contentant, en lui permettant de vivre un moment de bonheur, de bien-être ou de simple confort. Je me sens au maximum de mon utilité quand je permets à l'autre de grandir.